L’Orgue français à Belfort

L’Orgue français à Belfort

L’école française à la cathédrale – historique Waltrin-Callinet / restauration manufacture Schwenkedel

L’orgue de la Cathédrale Saint-Christophe, trois dates, trois visages : 1750 – la création et Jean-Baptiste Waltrin, 1850 – l’extension et les frères Callinet, 1970 – la reconstruction et Kurt Schwenkedel

En 1749, la ville de Belfort passe commande d’un orgue à Jean-Baptiste Waltrin. Le père de Jean-Baptiste, avait construit l’orgue de l’ancienne église Saint-Denis, devenue trop petite et promise à la démolition. Jean-Baptiste Waltrin propose un instrument de trente jeux répartis sur trois claviers et pédale. Le buffet de chêne est orné de nombreux éléments sculptés et dorés à la feuille.

La première intervention significative est due à François Callinet au début du 19ème siècle. Il augmente la tessiture du clavier de deux notes et avance le buffet pour le protéger de l’humidité. La seconde intervention des frères Callinet a lieu en 1848. Joseph entreprend alors une importante restauration et élargit l’instrument en plaçant une tourelle et une plate-face de chaque côté du buffet. Il place l’ensemble sur une deuxième tribune située en hauteur et installe un récit au-dessus du grand’orgue. Claude-Ignace Callinet intervient peu après en plaçant quelques jeux de couleur plus romantique.

En 1966, au cours d’une tempête, la chute d’un mur de briques sur l’instrument entraîne des dégâts considérables. Après une expertise confiée à Michel Chapuis, les établissements Schwenkedel de Strasbourg entreprennent une reconstruction totale de l’instrument incluant une restauration minutieuse des jeux anciens, encore présents en grande quantité (environ 70%). L’orgue actuel comprend 52 jeux répartis sur 4 claviers et pédale. Diapason A=440Hz, tempérament égal. Il est classé au titre des Monuments historiques.


Illustrations sonores

Johannes BRAHMS – Präludium und Fuge en sol mineur, Jean-Charles ABLITZER
Michel CORRETTE – Basse de trompette, Jean-Charles ABLITZER
Michel CORRETTE – Grand Jeu, Jean-Charles ABLITZER